L'article de la loi francaise sur "le
role positif de la colonisation" passe à la trappe!
Faute de pouvoir supprimer le passage honteux de la Loi
du 23 Fevrier 2005 par voie legislative la France a choisi une voie
assez tortueuse pour faire passer l'aliéna litigieux à
la trappe tout en permettant aux députés de la majorité
UMP de sauver la face.
Le Conseil Constitutionnel francais a décidé ce 31.
Janvier 2006 que "le deuxième alinéa de l'article
4 de la loi du 23 février 2005 susvisée a le caractère
réglementaire". Les sages de la rue Monpensier ouvrent
ainsi la voie à la suppression, par décret et sans
retour au Parlement, de cet aliéna sur les rapatriés,
ce qui devrait permettre de mettre fin à la polémique
autour de cette disposition.
Selon l'article 37 de la constitution francaise "les matières
autres que celles qui sont du domaine de la loi ont un caractère
réglementaire". Les textes dont le Conseil constitutionnel
a déclaré qu'ils ont ce caractère peuvent être
modifiés par décret.
Rappelons que l'aliéna de la loi du 23 Fevrier 2005 en question
stipule que "«les programmes scolaires reconnaissent
en particulier le rôle positif de la présence française
outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire
et aux sacrifices des combattants de l'armée française
issus de ces territoires la place éminente à laquelle
ils ont droit.»
Le vote de cette loi a donné lieu à des protestations
massives en France metropolitaine, aux Antilles ainsi que dans le
monde à cause d'une part de la tentative sous-jacente de
réhabiliter la colonisation et d'autre part de l'intervention
du législateur dans l'écriture de l'histoire, qui
devrait rester en principe de la compétence des Historiens.
Le Conseil constitutionnel a été saisi le 25 janvier
2006 par le Premier ministre Dominique de Villepin afin qu'il se
prononce sur la nature juridique du deuxième alinéa
de l'article 4 de la loi n° 2005-158 du 23 février 2005
portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en
faveur des Français rapatriés. Le Conseil a jugé
que «le contenu des programmes scolaires ne relève
ni des ‘‘principes fondamentaux de l'enseignement’’,
que l'article 34 de la Constitution réserve au domaine de
la loi, "ni d'aucun autre principe ou règle que la Constitution
place dans ce domaine. " Il a dès lors " le caractère
réglementaire".
Voir aussi le site
web du Conseil constitutionnel francais
©Roufaou Oumarou
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